FST de Mohammedia

Mot du Doyen

L’importance de l’éducation nationale en général et de l’enseignement supérieur dans le développement économique et social n’est plus à démontrer. D’aucun est acquis au besoin et à la nécessité d’un système performant pour la formation de nos jeunes. D’ailleurs, les pouvoirs publics, au plus haut niveau de la hiérarchie de l’état, ont donné la mesure en déclarant l'enseignement une priorité nationale après l'intégrité territoriale. Ces mêmes pouvoirs n’ont pas cessé de rechercher les moyens et les outils pour améliorer le rendement du système universitaire national. A cet égard, le consensus autour de la charte de l’éducation et de la formation a constitué un tournant historique. Cette charte a été concrétisée par la loi 01-00 et par la réforme pédagogique de 2003 (mise en place du système LMD), qui se voulaient modernisatrice, s’appuyant sur l’amélioration de l’offre de formation et la modernisation de la gouvernance de l’enseignement supérieur au Maroc.

Les parents et les étudiants mettent beaucoup d'espoir dans l’enseignement supérieur comme clé d’un avenir confortable. Ils continuent à faire croire en l’ascenseur social en dépit des doutes exprimés explicitement ou implicitement. Le printemps arabe a marqué la jeunesse devenue plus exigeante vis à vis du droits à l’éducation, à la formation et l’emploi. Les jeunes aspirent à un avenir décent et à un emploi auquel ils pourront parvenir à travers une formation utile. D’où, actuellement une forte pression qui s’exerce sur l’enseignement supérieur qui est appelé à répondre aux flux de plus en plus élevés des nouveaux bacheliers et aux exigences de qualité des formations et leurs adéquation avec les besoins socio-économique.

La constitution de 2011 reconnaissant tous ces droits, a mis l’accent sur l’éducation, l’enseignement supérieur et sur la recherche scientifique, de façon plus globale sur le rôle de l’université en tant que moteur de développement économique (création de richesse), humain (vers une société de savoir) et social (vie sociale décente). Ainsi, l’université, enseignants chercheurs et dirigeants, sont interpellés pour apporter, au plus vite, des réponses aux interrogations et aux attentes.

Le projet quadriennal 2013-2016 du ministère construit sur la base du bilan du Plan d’urgence, cherche à apporter les réponses appropriées. Le projet de développement de l’université ainsi que le projet de l’établissement proposent une stratégie avec des actions concrètes et réalistes tenant compte des contraintes et des atouts identifiés. La nouveauté dans ce système de gouvernance étant d’établir un diagnostic sur la réalité du terrain, d’identifier les objectifs à atteindre et les actions à entreprendre.

Au niveau de notre établissement, et de notre université en général, notre mission s’articule autour de l’étudiant, quelque que soit le cycle, licence, ingénieur, Master ou Doctorat. Il doit être au cœur du système pour que les actions entreprises aient un impact direct sur lui. En matière de formation, un programme d’accompagnement de la réflexion sur les filières, le Programme Action Formation (PAF), a été réalisé par l’interaction de l’université avec le milieu socio-économique. A l’échelle de l’établissement, nous avons œuvré à accompagner les départements à développer leur offres de formation pour améliorer les filières existantes ou proposer de nouvelles filières en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi. L’objectif étant de répondre aux besoins du pays tout en cherchant à augmenter l’employabilité et l’insertion des lauréats par l’élargissement de l’utilisation d’outils techniques et technologiques modernes. Il s’agit d’offrir aux étudiants un enseignement répondant à leur choix de formation tout en leur assurant un soutien tout au long de leur parcours et en les préparant à réussir leur insertion dans la vie professionnelle. Pour ce faire, il est nécessaire de valoriser le statut social des étudiants, leur reconnaitre des droits et leur donner les moyens d’être des acteurs à part entière dans la vie de l’établissement. Dans cet esprit, une attention particulière est accordée à l’accueil, à l’information et à l’orientation. De même, on œuvre régulièrement pour ne pas omettre de reconnaître les efforts des étudiants en émulant l’excellence.

Concernant la recherche scientifique, le programme de structuration des laboratoires et de la création en centres fédérateurs thématiques ont constitué un chantier d’une grande envergure, qui a permis un regroupement des compétences autour de thématiques d’actualités innovatrices. Des supports financiers loin d’être négligeables sont proposés afin de donner un sens à la mutualisation et à l’utilisation des moyens octroyés.

Par ailleurs, nous admettons que la mise en place d’outils de gestion est un préalable à la modernisation et une clé de la réussite. Pour cela, un organigramme fonctionnel a été proposé et a été régulièrement amélioré, des outils d’information et de gestion ont été introduits (APOGEE, Symphonie, SAGE…..). Mais pour plus d’efficience, l’implication de tous les partenaires, enseignants chercheurs, personnel administratif et étudiants, est toujours vivement souhaitée.

La culture et le sport ne sont pas du reste dans notre engagement. Ce sont deux piliers dans l’émancipation de l’étudiant pour former une personnalité ouverte, équilibrée et responsable. Les étudiants sont associés à différents événements organisés par l’établissement tel que la journée des lauréats, l’accueil des nouveaux inscrits où ils ont démontré une grande capacité d’organisation. La Commission des affaires culturelles, sportives et sociales émanant du Conseil de l’Etablissement, soutient avec vigueur les activités proposées par les étudiants, qui les conçoivent sous forme de projet et les réalisent avec l’aide et le soutien de l’établissement. Les étudiants sont souvent appelés à travailler en groupe pour faire le montage de leurs projets commençant par l’identification des besoins, des objectifs et des démarches à suivre jusqu’à l’élaboration de dossiers de soutien et la médiatisation des événements. L’Association des étudiants de la FSTM (AEFSTM) nouvellement créée, a consolidé les liens entre les étudiants, a stimulé leur curiosité et développé leur sociabilité. Plusieurs clubs existent en son sein, particulièrement les clubs de musique, beaux arts et théâtre, Jeunes Leader Marocains, ENACTUS, Main tendue, sport….

En outre, notre établissement veille à maintenir son ouverture en offrant aux étudiants étrangers, non seulement, de participer aux côtés de leurs collègues marocains, mais aussi de réaliser leurs propres activités (plusieurs journées nationales de différents pays ou confédérations ont été abritée par la FSTM).

La réalisation de nos objectifs communs sera possible en offrant aux corps enseignants, au personnel administratif et aux étudiants, toujours impliqués dans la vie de l’établissement, le confort moral et matériel dont ils aspirent, à travers la mise à leur disposition des moyens proposé par l’établissement et par l’université et l’engagement et la gestion des budgets d’une façon rationnelle et efficiente afin qu’ils en profitent pleinement.

Pr Lkhider Mustapha